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Bouteilles à la mer

Bouteilles à la mer

Réflexions sur la métaphysique, Dieu, la spiritualité, les religions, la science, la société et la politique

Ressuscité ? Vraiment ?

Ressuscité ? Vraiment ?

 

Enquête sur Jésus

 

Tous les chrétiens du monde, à Pâques, pas forcément le même jour, fêtent la résurrection de Jésus le Christ :

 

           « Il est vraiment ressuscité

            pourquoi chercher parmi les morts

            Il est vivant comme il l'a promis

            Alléluia ! »

 

ai-je moi-même chanté ce jour là, partageant la joie des fidèles. Mais y ai-je vraiment jamais cru ?  Le néophyte vit une période de découverte intense. Il est naturellement porté au mimétisme. Les questions que pourrait soulever le dogme ne l'intéressent que moyennement, il remet ça à plus tard. Dieu l'aidera à décanter.

 

Mais les questions laissées de côté finissent bien par se poser. Est-il vraiment raisonnable de croire qu'un mort puisse revenir à la vie ?  On pourrait s'en tenir là et tenir le christianisme pour une imposture.

 

Mais le christianisme ne se limite pas à une croyance insoutenable. Le sillage laissé par Jésus est fait de toute autre chose. L'apostrophe adressée à ceux qui voulaient lapider une femme adultère « Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre » illustrerait à elle seule la révolution apportée par Jésus. En bien d'autres circonstances il déstabilise tous ceux qu'il appelle des « sépulcres blanchis » : les hypocrites, les bien-pensants, les gens trop sûrs de leur vertu et enclins à juger les autres.

 

Il n'est donc pas inutile de s'intéresser à Jésus, à la naissance du mythe de la résurrection et aux circonstances probables de la sortie du tombeau sur la base même des indices présents dans les Évangiles. Il ne s'agit pas là d'une recherche académique pour le plaisir de démêler une affaire ancienne. Ce qui est recherché ici c'est une libération du carcan de dogmes invraisemblables qui décrédibilisent la foi.

 

 

Il vit et il crut

La découverte du tombeau vide

 

Jean 20*  :

1.  Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. 

2.  Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis. 

3.  Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. 

4.  Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre; 

5.  s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas. 

6.  Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, 

7.  et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. 

8.  Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. 

9.  Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. 

 

Jean ne cherche pas d'autre explication au tombeau vide, « il vit et il crut », Jésus était ressuscité !

 

Mais d'où pouvait venir cette précipitation à croire l'impensable ? Il faut se replacer dans le désarroi que vivaient alors les disciples. Jean et son frère Jacques, les frères André et Pierre étaient de simples pêcheurs que Jésus avait un jour hélé sur le bord de la mer de Galilée : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes ». Impressionnés par l'ascendant qui se dégageait de cet homme, ils avaient laissé là, séance tenante, leurs filets et l'avaient suivi dans ses pérégrinations. Remués par ses prédications ils le voyaient comme le Messie annoncé par les Écritures. Souvent ils lui en avaient demandé un signe, signe que leur avait toujours refusé Jésus. Et voilà qu'en guise de signe ils le voient abandonné de Dieu, cloué sur une croix, enseveli dans un tombeau ! Aussi, quand Jean découvre le tombeau vide, il n'a pas le moindre doute, le signe est enfin là : Jésus est ressuscité !

 

 

La pierre roulée par des anges !

 

Près de deux mille ans après ce tombeau trouvé vide nous sommes devenus plus exigeants en matière d'explications. Les indices laissés par les évangélistes devraient nous permettre d'avoir une autre vision.

 

D'abord la « grande pierre » roulée par Joseph d'Arimathie pour fermer l'entrée du sépulcre. Jésus se réveillant après un coma, ou même ressuscité, n'aurait pu sortir seul du sépulcre. Cette pierre, grosse comme une meule de meunier - on en a retrouvé depuis - avait été roulée de l'extérieur avec peut-être l'aide de leviers. Il est impensable qu'elle ait pu l'être de l'intérieur par un homme seul, blessé, n'ayant aucune prise.

 

Le tombeau a pourtant bel et bien été ouvert. Pour Mathieu « il y eut un grand tremblement de terre car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus » devant Marie de Magdala et l'autre Marie arrivées à l'aube. Inexplicablement, alors que le tombeau était jusque là fermé, Jésus, lui, n'y est plus !

 

Pour Marc, Luc et Jean le tombeau a bien été trouvé déjà ouvert.

 

Pour Marc, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé ne trouvèrent pas Jésus à l'intérieur du sépulcre mais « un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles en furent épouvantées ». Manifestement cet épouvantable jeune homme ne pouvait être qu'un ange et ce devait être lui qui avait roulé la pierre.

 

Pour Luc, les femmes – il ne précise pas leurs noms – ne trouvèrent pas non plus Jésus en pénétrant dans le sépulcre. Mais cette fois-ci « deux hommes en habits resplendissants » leur apparurent, sûrement des anges vu la frayeur qui les saisit.

 

Jean, témoin oculaire si l'évangéliste est bien le « disciple que Jésus aimait », est beaucoup plus précis dans son témoignage. Alertés par Marie de Magdala, Pierre et Jean pénètrent successivement dans le sépulcre ouvert. Jésus n'y était plus mais ils voient « les bandes qui étaient à terre et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part ». Pierre et Jean ne voient pas d'ange. Ce n'est qu'après leur départ que Marie de Magdala, pénétrant à son tour dans le tombeau, voit « deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds ».

 

 

Qui donc a ouvert le tombeau ?

 

Qui donc a ouvert le tombeau ? Des anges ! Autant dire que les évangélistes n'en savaient rien. Mais pour nous, aujourd'hui, pourrait-ce être des gardes ?

 

En effet, Mathieu mentionne une garde qui devait rester trois jours à surveiller le sépulcre de crainte que les disciples ne subtilisent le corps de Jésus et ne fassent croire ensuite à sa résurrection. Crainte tout à fait saugrenue, mais passons. On pourrait alors imaginer que ce serait la garde elle-même qui aurait subtilisé le corps de Jésus. Ce qui aurait été à rebours de sa mission. De toute façon on ne voit pas des soudards plier soigneusement le linge ou linceul avant de s'en aller. La présence même de cette garde et le scenario qui va avec sentent l'affabulation mal ficelée.

 

Il est donc absolument certain qu'une ou plusieurs personnes sont venues sortir Jésus du tombeau. On peut même subodorer qu'elles ont trouvé Jésus vivant. Sinon pourquoi le libérer de ses bandes et de son linceul ? On peut de même raisonnablement penser qu'elles ont anticipé qu'il serait vivant et qu'elles lui ont amené des vêtements pour lui éviter de se faire remarquer dehors, nu comme un ver, le corps couvert de blessures, les poignets et les pieds percés.

 

 

Marie organisatrice du sauvetage de Jésus

 

Mais qui alors avait un puissant mobile pour faire sortir Jésus de son tombeau ? Qui pouvait espérer l'y trouver vivant ? Qui, sinon quelqu'un de très proche qui aurait agi à l'insu des bouillants disciples de peur qu'ils ne compromettent l'entreprise ? Le mobile désigne à l'évidence Marie, la mère de Jésus.

 

Marie avait non seulement le mobile mais aussi les moyens. À commencer par son propre tempérament. En effet le Magnificat, l'hymne admirable dont elle est l'auteure, incorporée dans l'Évangile de Luc (1 - 46 à 55) témoigne pour elle. Ce court extrait donne le ton :

 

              Il déploie la force de son bras ; il disperse les superbes.

              Il renverse les puissants de leur trône ; il élève les humbles.

              Il comble de biens les affamés ; il renvoie les riches les mains vides.

 

La femme qui a prononcé ces paroles est une lionne et une lionne n'abandonne pas sans lutter son lion de fils aux crocs des hyènes. D'autant que Marie a des relations qui lui seront fort utiles.

 

Joseph d'Arimathie était un riche conseiller, homme bon et juste, disciple de Jésus mais en secret. Nicodème était un pharisien, docteur en Israël, qui était venu une fois, de nuit, interroger Jésus. Ces deux personnages avaient assurément la confiance de Marie puisque ce sont eux qui vont procéder à la mise au tombeau de Jésus. Ce serait donc eux qui auraient été les agents d'un plan visant à sauver Jésus et Marie la commanditaire.

 

Si l'on part sur cette hypothèse on va trouver dans les récits de la passion des détails qui seront autant de fortes présomptions et même une preuve difficilement réfutable.

 

C'est aussitôt après avoir bu du vinaigre que Jésus semble expirer. Joseph d'Arimathie était riche, il aurait pu donner un bakchich à celui qui a préparé la boisson pour qu'elle soit droguée. Hypothèse hasardeuse ? Le contexte qui suit laisse penser que non.

 

Jean 19 :

« 34.  mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau.

35.  Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi ».

 

Ce témoignage est capital car un mort ne saigne pas, le sang reflue vers les parties basses du corps. Jésus étant suspendu verticalement, le sang aurait dû refluer vers les jambes. Si le sang est sorti aussitôt c'est que le cœur battait encore. Quant à l'eau, ce pourrait être l'effet d'un œdème des poumons. Le coup de lance aurait ainsi sauvé Jésus en le libérant de son œdème !

 

Ce coup de lance, qui révèle que Jésus était vivant, devait être porté sans le tuer : il ne visait pas le cœur mais le côté. Ce qui fait encore penser à un bakchich.

 

Joseph d'Arimathie va ensuite demander le corps de Jésus à Pilate.

 

Marc 15 :

44.  Pilate s'étonna qu'il fût mort si tôt; fit venir le centenier et lui demanda s'il était mort depuis longtemps.

45.  S'en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph.

 

Cet étonnement de Pilate était tout à fait justifié : la crucifixion pouvait faire durer très longtemps, parfois plusieurs jours, le supplice des condamnés ;  les deux autres crucifiés étaient d'ailleurs encore vivants. Il avait fallu leur briser les jambes pour abréger leur agonie « dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat ».

 

Il y eut enfin l'ensevelissement dans un sépulcre proche par Joseph d'Arimathie et Nicodème. Marie n'y assiste pas. Une mère qui ne se dérange pas pour les obsèques de son fils ? N'est-ce pas là un indice que pour Marie ils ne s'agissait que d'un simulacre d'obsèques ?

 

Jean 19 :

40.  Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.

 

Les aromates ? C'était « un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès » apporté par Nicodème. Détail qui a son importance : les aromates ont été répandus avec les bandes, donc avant la mise au tombeau. Plusieurs huiles essentielles sont connues pour leurs propriétés antiseptiques et cicatrisantes. La composition de ces aromates a très vraisemblablement été choisie dans ce but.

 

Au final on a donc le scenario suivant :

  Jésus descendu drogué ou comateux de la Croix mais vivant ; 

  enseveli, pour donner le change, dans les règles, avant le sabbat, avec des aromates curatifs ; 

  et extrait au plus vite de son tombeau pour être soigné et caché. 

 

 

Après le tombeau vide

 

Sur ce qui advient après la découverte du tombeau vide, les évangiles mentionnent plusieurs rencontres de Jésus avec des disciples. Il y a celle avec le pèlerin d’Emmaüs en qui les disciples tardent à reconnaître Jésus. Puis il y a une première rencontre avec les disciples en l'absence de Thomas dit Didyme puis une seconde avec la présence de Thomas incrédule qui doit mettre ses doigts dans les plaies de Jésus pour le reconnaître. Au cours de cet épisode et du précédant, Jésus joue les passe-murailles en pénétrant dans une salle où se réunissent, porte fermée, les disciples : toujours le penchant des évangélistes pour les prodiges.

 

Les récits diffèrent beaucoup. Deux d'entre eux, Marc et Luc, se terminent par une ascension sans délai de Jésus disparaissant au ciel avec son corps et ses vêtements devant un public restreint, les disciples. Dans les Actes des apôtres, au contraire de ce qu'il a annoncé dans son Évangile, Luc affirme que Jésus s'est montré pendant quarante jours aux apôtres avant l'ascension. Pour Mathieu, pas d'ascension. Pour Jean, pas d'ascension non plus, mais le verset final suivant :

 

Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait.

 

Verset qui est loin d'être convaincant. Il se passe tellement de choses qu'il ne se passe plus rien. En fait la prédication de Jésus est terminée. Jésus disparaît de la circulation.

 

Ce qui est très compréhensible : Jésus n'avait pas intérêt à traîner en Judée ou en Galilée ni même dans l'Empire romain. Une seconde crucifixion lui aurait été fatale. Il fallait donc qu'il fuie en exil. Mais pour où** ? Seul ou accompagné de Marie sa mère ? De l'apôtre Thomas ou des deux ? Surtout, après une période intense de prédication, après la tragédie de la Croix,  comment a-t-il pu rebondir sur une nouvelle page de vie ? De toutes façons même avant la Croix, la vie de Jésus reste pleine d'ombres et d'incertitudes. Les évangélistes n'avaient pas pour préoccupation première l'exactitude biographique. C'en est même gênant. Des scènes qu'ils décrivent, des paroles qu'il prêtent à Jésus, on n'est souvent sûr de rien. Et pourtant un souffle puissant se dégage des évangiles qui ne vient pas des  évangélistes eux-mêmes.

 

Du mythe au dogme

 

Tout est donc parti de la précipitation de Jean à voir dans le tombeau vide le signe tant attendu : Jésus ressuscité ! Ce qui n'était encore qu'une méprise hâtive va très vite devenir un mythe élaboré. On lui trouve des annonces prophétiques dans l'Ancien Testament. Il devient le cœur de l'identité chrétienne. Cette résurrection est perçue comme une promesse de résurrection pour chacun d'entre nous à la fin des temps. « O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? » proclame l'apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens.

 

Le mythe est ensuite codifié, il va devenir dogme. Après bien des controverses et des anathèmes il va s'intégrer dans le Credo de l'Église devenue religion d'État. Maintenant Jésus est devenu « vrai Dieu, né du vrai Dieu ». Aujourd'hui encore, au cours des messes catholiques, les fidèles sont invités en ces termes : « redisons notre foi », à réciter le Credo. Comme si la foi s'identifiait à des croyances insoutenables !

 

À propos de ce Credo, ses deux principales versions sont appelées des « symboles ». Le mot symbole évoque quelque chose qui réunit, qui maintient ensemble. Le Credo est donc la déclinaison des croyances qui garantissent l'unité des chrétiens, qui définissent leur identité. Il est devenu le drapeau de l'Empire Romain en voie de christianisation. L'empereur Constantin 1er venait de rétablir l'unité de l'Empire et c'est lui - il n'était pas encore baptisé - qui a décidé en 325 de réunir le concile qui a proclamé de symbole de Nicée. En 380 c'est l'empereur Théodose qui, à la demande du pape, organise premier le concile de Constantinople, concile qui complétera l'année suivante celui de Nicée pour aboutir au symbole dit de Nicée-Constantinople.

 

Dès lors, la résurrection de Jésus, son ascension, sa divinité, la virginité de Marie, la résurrection de la chair, toutes ces croyances incroyables ont été vécues par des générations de chrétiens comme indissolublement liées à leur foi de sorte qu'y renoncer pourrait leur paraître manquer à leur foi. Plus elles sont incroyables plus il leur paraît qu'y croire est un défi qui serait la marque de la foi. C'est un piège dont il paraît difficile de sortir.***

 

Sortir du piège

 

Le résultat est que de plus en plus de chrétiens sortent bien du piège mais, malheureusement, par la mauvaise sortie : puisque ces croyances sont assimilées à la foi, en se libérant de ces croyances ils se détournent de la foi. Ils croient découvrir la liberté, en fait ils risquent de prendre des chemins qui ne mènent nulle part. Quoique, pas forcément : un temps de tâtonnements est nécessaire pour se resituer. L'Esprit Saint continue à œuvrer même et surtout en ceux qui sont perdus.

 

Cependant, à l'échelle de la société, cette sortie du piège se traduit par la recrudescence d'autres pièges. Il est en effet très difficile d'admettre que l'on soit perdu. Irrésistiblement on va se raccrocher sans grand discernement à un rôle, aux certitudes ou au style de vie d'un groupe social. Finalement, ce sont des forces du mal qui vont se nourrir des désarrois individuels.

 

C'est pourquoi il importe d'affirmer que les dogmes incroyables sont réellement incroyables et que, tous comptes faits, ils fragilisent la foi. Ils servent même de repoussoir. Non, la foi n'a rien à craindre de la raison. La foi est confortée par la raison et, inversement, la foi apporte cohérence à la raison. Mais tout cela pourra être abordé dans un autre développement.

 

 

Notes

 

Les citations sont presque toutes tirées de la Bible de Louis Second (1910). La version numérique et gratuite est assez difficile à dénicher sur Internet. On pourra y accéder directement en cliquant sur  « La Bible Louis Segond (1910) - ePub : 2,4 Mo ». La Bible devrait s'afficher alors dans le navigateur Internet. On pourra la télécharger sur le disque de l'ordinateur en tapant /S. On bénéficiera ainsi des facilités de consultation (recherche et signets) du logiciel CALIBRE (en cas de difficulté on pourra effectuer une recherche avec « La Bible » sur ebooks libres et gratuits et se reporter ensuite à la dernière réponse affichée).

 

 

**  Des réponses aux questions sur le devenir de Jésus en exil pourront être examinées dans un ouvrage paru à Barcelone en 1976 et dont la traduction française est parue en 1978 : « Jésus a vécu au Cachemire / la tombe de Jésus à Srinagar ? ».

 

Évidemment la plus grande prudence s'impose. L'éditeur, les Éditions de Vecchi, est spécialisé dans le sensationnel : les OVNI, le Vaudou, le Triangle des Bermudes etc. L'auteur, Andreas Faber-Kaiser, a lui dirigé une revue para-scientifique Mundo desconocido. A priori tout ceci ne plaide pas particulièrement pour le sérieux de son étude.

 

À la lecture, il apparaît cependant que l'auteur et son épouse ont enquêté longuement au Cachemire ce qui leur a valu un prologue du Directeur des Départements d'Histoire du Cachemire. L'enquête semble assez convaincante mais on aurait aimé pouvoir la confronter à une autre étude. D'autant qu'on a du mal à imaginer Jésus se reconvertissant de prophète en père de famille !

 

Mais après tout, pourquoi pas ? Marie aurait pu le sermonner : « cette fois-ci on a réussi à te tirer d'affaire, maintenant nous partons et tu tâches de ne plus te faire remarquer ». Ce qui aurait été l'occasion pour Jésus de prendre du recul par rapport à son activité prophétique. Qui sait, le meilleur de Jésus pourrait bien être le Jésus de l'exil. Pure hypothèse, mais il est parfois fécond de laisser courir son imagination...

 

 

***  Le fait d'être piégé par des croyances dont on se figure qu'elles sont le signe de la foi ne signifie pas qu'on n'ait pas la foi. Il y a bien une distance vis à vis du monde et une ouverture sur un au delà. Mais cette foi est fragilisée car mêlée de superstition.

 

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PATRICE BARRÉ 21/09/2017 22:32

Merci pour cet article. C'est une très bonne synthèse, pertinemment étayée par les versets bibliques. J'avais lu le roman de Méssadié "l'homme qui devint Dieu" et le livre de Faber-Kaiser. Je crois me rappeler que Méssadié parlait aussi du rôle important de Joseph d'Arimathie, notamment en raison de sa position au sein du Sanhédrin, et des rivalités qui y régnaient. Il me semble que Méssadié imaginait une sorte de complot ourdi par cet important personnage.